virtue

The Voidz – Virtue

avril 2018 |

Depuis la fin des Strokes plus ou moins marquée par la sortie de l’EP Future Present Past, Julian Casablancas brise ses chaînes. Accompagné par ses anciens musiciens (Alex Carapetis et Jeff Kite, de l’époque de Phrazes for The Young) et de leurs amis, le trentenaire casse les codes.

Trois ans après Tyranny, le groupe le plus cool de la scène grunge américaine revient avec Virtue.

Au sein de cet opus cohabitent des thèmes chers au grand Julian tels que la politique et le capitalisme et des influences toujours plus diversifiées.

Sur Virtue apparaît une tracklist de quinze titres plus éclectique que jamais. L’album débute avec des morceaux très pop à la voix claire et à la structure simple comme sur Leave It In My Dreams et Lazy Boy. La progression des genres s’installe et s’amplifie au fil de l’album de la world expérimentale avec QYURRYUS à la bossa avec AlieNNAtion en passant pas le hard avec Pyramids Of Bones ou encore Black Hole. Julian et ses musiciens s’essayent même à la country sur Think Before You Drink en milieu d’album.

A coup de vocodeur, de synthé 80’s et d’amplis surchargés Julian ose et présente des paroles et un son toujours aussi décompléxé. Celui qui a quitté sa position de leader au sein des Strokes accorde toute sa confiance à quelques uns des musiciens les plus créatifs des Etats-Unis. Julian Casablancas tient malgré tout sa position de chef d’orchestre afin d’organiser ce joyeux bordel et réussit à créer du tube.

A la différence de Tyranny, Virtue regorge de pépites aux sonorités d’ailleurs. La formation a su transformer sa rage en engagement. Entre influences orientales et jazz ce généreux album de quinze titres se montre beaucoup plus accessible et varié que son prédécesseur.

Laura Guillemin